La violence interpersonnelle est un enjeu majeur dans le sport et se compose de divers types de violence tels que la violence physique, psychologique, sexuelle et de l’ordre de la négligence pouvant survenir à tous les niveaux de pratique. C’est un problème de santé multi-niveaux, influencé par des facteurs individuels, interpersonnels, organisationnels et sociétaux.
Modèle socio-écologique de la violence interpersonnelle
La VI résulte entre autres de dynamiques complexes entre cinq niveaux imbriqués :
- Individuel/interpersonnel
- L’orientation sexuelle, l’identité de genre ou les variations en termes de caractéristiques sexuelles
- L’âge et le niveau de compétition
- Les athlètes issus de minorités ou en situation de handicap
- Les rapports de pouvoir
- Organisationnel
- Climats malsains où dominent le contrôle et la coercition, la peur, la méfiance, les codes du silence et un coaching autoritaire
- L’absence ou l’insuffisance de politiques de safeguarding
- Sectoriel
- Les normes sportives problématiques telles que l’idéologie du “gagner à tout prix”
- Le financement basé sur la performance
- La spécialisation sportive précoce
- Sociétal
- Les inégalités systémiques (sexisme, racisme, capacitisme, hétérosexisme)
- Le rôle des médias dans la diffusion ou la banalisation de certaines violences
- Temporel
Directives pratiques
- Promouvoir une santé relationnelle fondée sur l’éthique du soin
- Intégrer le safeguarding dans les valeurs du sport
- Adopter des pratiques sensibles aux traumas et à la violence
- Évaluer en continu l’efficacité des politiques
Pour les cliniciens:
- Reconnaître les signes chez les athlètes
- Favoriser un environnement d’écoute et de confiance
- Adopter une approche multidisciplinaire
- Considérer les dimensions sociales et contextuelles dans chaque prise en charge
